mercredi 27 août 2014

Les 7 piliers de la matrice


mercredi 6 août 2014

Les 7 piliers de la matrice (1/2)

bistrobarblog.blogspot.fr/2014/08/les-7-piliers-de-la-matrice-12.html

Comme nous avons déjà abordé une facette de la matrice (LIEN), restons-y en paraphrasant un passage de l'ancien testament (le livre des proverbes) et le titre du livre écrit en 1919 par Thomas Edward Lawrence (Lawrence d'Arabie), Les 7 piliers de la sagesse. Voici la version actuelle des 7 piliers, non pas ceux de la sagesse, mais ceux de notre esclavage dont nous devons avoir connaissance pour reprendre notre vie en main et retrouver notre souveraineté d'humain. C'est possible, si, si.

La deuxième partie sera publiée demain.

Les sept piliers de la matrice



30 juillet 2014, Robert Bonomo, Waking Times


Traduit par Hélios pour le BBB.


"Nul n'est plus esclave que celui qui pense être libre sans l'être".
Goethe



L'homme contemporain, baptisé, socialisé et aseptisé a rarement l'occasion de remettre en question son identité et s'il le fait, sa réponse typique serait, "Je suis chef de rayon dans une grande chaîne de détaillants, je suis marié à Catherine, père de Jacques, je vote à gauche, je suis fan de musique classique et catholique." [J'ai fait une adaptation à la française]

Sa réponse implique non seulement ses croyances, mais les nombreuses responsabilités, règles et restrictions auxquelles il est soumis. Très peu de ces choses, voire aucune n'ont été négociées – elles lui ont été imposées, mais il se considère malgré tout comme libre.

Mais libre est-il le bon adjectif le concernant, ou celui de "singe moderne domestiqué" serait-il plus pertinent ? On lui a dit quoi faire, penser, croire et comment ressentir, aussi loin qu'il se souvienne. Un très brillant éleveur a fait se reproduire plusieurs milliards de ces créatures autour du monde en créant le cheptel le plus rentable qu'on puisse imaginer. Elles travaillent pour lui, combattent pour lui, meurent pour lui, croient à ses contes les plus farfelus, rient à ses plaisanteries et sortent rarement du rang. Quand l'homme domestiqué rompt une de ces règles, il y a des armées, des geôliers, des psychiatres et des bureaucrates prêts à tuer, incarcérer, droguer ou harceler le transgresseur pour qu'il se soumette.



L'un des aspects les plus fascinants de la situation de l'homme domestiqué est qu'il ne voit jamais le bétail, moutons et porcs qui se retrouvent sur son assiette et il en arrive à la très simple déduction qu'il est simplement une version parlante d'eux, rassemblé et guidé tout au long de sa vie. Comment cela s'accomplit-il ? Seuls les animaux vivant en groupes hiérarchiques peuvent être dominés par l'homme. L'astuce est de duper l'animal en lui faisant croire que le chef du groupe ou du troupeau est la personne qui les domestique. Une fois ceci accompli, l'animal est sous le contrôle total de son maître homo sapiens. L'homme domestiqué n'est pas différent, organisé qu'il est au départ en groupes clairement hiérarchisés et il a été facile de remplacer le chef de ces petits groupes par une figure prédominante comme Dieu, le Roi, le Président, le PDG, etc.

On peut décrire la méthodologie de création de cette race actuelle exceptionnellement loyale et obéissante, l'homo domesticus, par l'existence de sept piliers à partir desquels une immense matrice capture les singes parlants et leur esprit conscient pour les prendre au piège d'un complexe filet duquel très peu échappent. Le système est si avancé que ceux qui arrivent à s'en démêler et taillent leur chemin hors du filet sont immédiatement taxés de malades mentaux, d'anti-sociaux ou simplement de marginaux qui ne peuvent accepter la "complexité de la vie moderne", on parle ici de ces cinglés de conspirateurs.

Platon a décrit ceci brillamment dans son "Allégorie de la caverne", un endroit où les gens ne voient que les ombres artificielles d'objets, institutions, dieux et idées :

Voici des hommes dans une habitation souterraine en forme de grotte, qui a son entrée en longueur, ouvrant à la lumière du jour l’ensemble de la grotte ; ils y sont depuis leur enfance, les jambes et la nuque pris dans des liens qui les obligent à rester sur place et à ne regarder que vers l’avant, incapables qu’ils sont, à cause du lien, de tourner la tête ; leur parvient la lumière d’un feu qui brûle en haut et au loin, derrière eux ; et entre le feu et les hommes enchaînés, une route dans la hauteur, le long de laquelle voici qu’un muret a été élevé, de la même façon que les montreurs de marionnettes disposent de cloisons qui les séparent des gens ; c’est par-dessus qu’ils montrent leurs merveilles.

Tout a commencé avec les mots qui ont donné à tout jamais aux hommes l'aptitude à se manipuler entre eux. Avant le langage, tout ressenti se faisait directement à travers les sens sans le filtre des mots. Mais il y a environ 50.000 ans le langage a commencé à remplacer la réalité et les premières pièces du code ont été mises en place pour la création d'une Matrice. Dès que les mots ont commencé à se répandre, le monde s'est divisé et c'est à partir de cette fracture que l'angoisse existentielle et l'esclavage de l'homme sont nés. Les mots nous ont séparé de qui nous sommes vraiment, créant le premier écran sur lequel les images de la caverne de Platon ont été lancées. Gurdjieff l'a très bien dit, "s'identifier est le principal obstacle pour se souvenir de soi. Un homme qui s'identifie à tout est incapable de se souvenir de lui."

Ce n'est pas un hasard si dans les âges de l'homme d'Hésiode, l'âge d'or ne connaissait pas l'agriculture, qui apparut à l'âge d'argent et si en arrivant à l'âge de bronze le thème dominant est labeur et conflit. Les deux éléments-clé de la mise en esclavage de l'homme sont clairement le langage et l'agriculture. Dans la société des chasseurs-cueilleurs, destituer un chef n'était pas plus compliqué que d'envoyer une balle bien placée sur la tête [expression de base-ball]. Ce n'est qu'après l'arrivée de l'agriculture qu'il a été possible de créer à plein temps des exécutants et des propagandistes et ainsi rendre l'esclavage inévitable.

La recherche de la lumière porte rarement des fruits dans ces temples des mots, nos écoles et nos universités. Presque toutes les traditions insistent sur l'isolement et le silence comme les seules voies d'éveil ; ce sont les vrais antidotes à l'esclavage moderne. Comme l'écrivait Aristote, "Celui qui fait ses délices de la solitude est soit une bête sauvage, soit un dieu".

Donc à partir de l'institution qui nous bombarde sans MERCI de mots et nous rend esclaves du temps, commençons notre plongée à travers les sept couches de la Matrice.

Éducation




Nous sommes nés avec la capacité de faire des choses comme manger, rire et pleurer et d'autres auxquelles nous faisons face sans trop d'effort comme marcher, parler et nous battre, mais sans une stricte éducation institutionnelle, pas moyen de pouvoir devenir un jour un membre fonctionnel de la Matrice. Nous devons être endoctrinés, envoyés dans des camps d'entraînement de la Matrice, je parle bien sûr de l'école. Comment autrement transformer un chasseur en esclave d'entreprises, soumis aux horloges, à d'innombrables patrons, à la monotonie et l'uniformité ?

Les enfants savent naturellement qui ils sont, ils n'ont aucune angoisse existentielle, mais l'école commence immédiatement à leur rendre évidente l'importance des PROGRAMMES, règles, listes et niveaux qui conduit inévitablement les étudiants à un concept qui correspond à ce qu'ils ne sont pas. Nous formons nos petits jusqu'à ce qu'ils apprennent à compter l'argent, à dire l'heure, à mesurer le progrès, à se mettre en rang, à garder le silence et à endurer la soumission. Ils apprennent qu'ils ne sont pas libres et qu'ils sont séparés de l'autre et du monde lui-même par une infinité de différences, de noms et de langues.

On n'insistera jamais assez sur la manière dont l'éducation est de simplement inculquer aux gens l'heure de la pendule et l'idée d'une identité forcée.

C'est comme si le langage en lui-même n'était pas suffisamment abstrait – rien ne doit être laissé qui n'entre dans une catégorie. Suzy ne peut juste être Suzy – elle est citoyenne d'un pays, membre d'une religion et produit d'une civilisation, dont beaucoup possèdent des drapeaux, des mascottes, des armées, des uniformes, des monnaies et des langues. Une fois que toutes les mascottes, devises et principes collectifs sont appris, alors on peut commencer à enseigner l'histoire. Les grands mythes épiques inventés et intriqués fort à propos dans des archétypes au fil des âges ont réussi à cimenter cette matrice dans l'esprit de l'enfant.

Même la langue qu'il parle sans effort doit être décomposée. Une pomme ne sera plus jamais une pomme – elle deviendra un nom, un sujet ou un objet. Rien ne sera épargné, tout doit être mis en pièce et réexpliqué à l'enfant en langage "matriciel".

On ne nous enseigne presque rien d'utile durant les douze années et quelques pendant lesquelles nous sommes institutionnalisés et conditionnés en vue de l'esclavage – on n'apprend pas à cuisiner, jardiner, chasser, construire, faire la cueillette, rire ou jouer. On nous enseigne juste la manière de vivre avec une pendule et de nous conformer à des comportements institutionnalisés en vue de sérieuses carrières en tant que "esclavocrates".

Gouvernement




Dans les pays qui se prétendent démocratiques, on évoque souvent le concept d'un gouvernement créé pour servir le peuple. Le gouvernement et les lois qu'il crée et met en application constituent un contrôle social institutionnalisé au bénéfice de ceux qui ont pris le pouvoir. Cela a toujours été le cas et le sera toujours. Dans l'ère pré-démocratique il était beaucoup plus facile de reconnaître qui avait le pouvoir, mais le génie des grands états démocratiques ce sont les couches superposées de "corporatiocratie" et les intérêts particuliers qui cachent si brillamment l'identité de ceux qui gèrent réellement l'énorme appareil de contrôle.

Les fonctions de l'état sont si bien secondées par les versions dogmatiques de l'histoire enseignées dans les écoles que presque personne ne remet en question l'absolue nécessité d'un gouvernement pour le maintien de l'ordre dans l'ère post-industrielle. Les COURS d'histoire ne mettent jamais le doigt sur la fait que ce sont les gouvernements eux-mêmes qui sont les propagateurs et instigateurs des guerres, des génocides, des famines et de la corruption. Dans une version hollywoodienne de l'histoire que presque tous les gens gobent, les "bons" gouvernements sont souvent dépeints comme combattant les "mauvais". Nous attendons toujours de voir un film où les gens des deux camps se désengageraient tout simplement de leurs gouvernements et ignoreraient les appels à la violence.

L'appareil étatique se base sur la loi, qui est un contrat entre le peuple et l'organisme créé pour administrer les nécessités courantes – un échange de souveraineté entre le peuple et l'état. Ce qui semble raisonnable, mais quand on regarde les massacres massifs du 20ème siècle, presque sans exception, les responsables sont les états eux-mêmes.

La perte de liberté humaine est le seul droit imprescriptible offert aux citoyens d'une nation moderne. Il n'y a jamais de choix. C'est tourné en liberté et privilège alors qu'en fait c'est une servitude inféodée à l'appareil de l'état et à la corporatiocratie qui la contrôle.

À suivre...

7 commentaires:

  1. 1° partie
    Le silence des pantoufles est plus dangereux que le bruit des bottes.

    Texte de Martin NIEMÖLLER (1892-1984)

    > Un homme dont la famille faisait partie de l'aristocratie allemande, avant la seconde guerre mondiale, possédait un certain nombre de grandes usines et de propriétés. Quand on lui demandait combien d'allemands étaient de véritables nazis, il faisait une réponse qui peut guider notre attitude au regard du fanatisme.

    > Peu de gens sont de vrais nazis, disait-il, mais nombreux sont ceux qui se réjouissent du retour de la fierté allemande, et encore plus nombreux ceux qui sont trop occupés pour y faire attention. J'étais l'un de ceux qui pensaient simplement que les nazis étaient une bande de cinglés. Aussi la majorité se contenta-t-elle de regarder et de laisser faire. Soudain, avant que nous ayons pu réaliser, ils nous possédaient, nous avions perdu toute liberté de manœuvre et la fin du monde était arrivée. Ma famille perdit tout, je terminai dans un camp de concentration et les alliés détruisirent mes usines.
    > > > > > > > > >
    > > > > > > > > > > La Russie communiste était composée de russes qui voulaient tout simplement vivre en paix, bien que les communistes russes aient été responsables du meurtre d'environ vingt millions de personnes. La majorité pacifique n'était pas concernée.


    > > > > > > > > > > L'immense population chinoise était, elle aussi, pacifique, mais les communistes chinois réussirent à tuer le nombre stupéfiant de soixante-dix millions de personnes.

    > Le japonais moyen, avant la deuxième guerre mondiale, n'était pas un belliciste sadique. Le Japon, cependant, jalonna sa route, à travers l'Asie du sud-est, de meurtres et de carnages dans une orgie de tueries incluant l'abattage systématique de douze millions de civils chinois, tués, pour la plupart, à coups d'épée, de pelle ou de baïonnette.

    > Et qui peut oublier le Rwanda qui s'effondra dans une boucherie. N'aurait-on pu dire que la majorité des Rwandais était pour la Paix et l'Amour ?

    > Les leçons de l'Histoire sont souvent incroyablement simples et brutales, cependant, malgré toutes nos facultés de raisonnement, nous passons souvent à côté des choses les plus élémentaires et les moins compliquées : les musulmans pacifiques sont devenus inconséquents par leur silence.

    > Aujourd'hui, des experts et des têtes bien pensantes, ne cessent de nous répéter que l'Islam est la religion de la paix, et que la vaste majorité des musulmans ne désire que vivre en paix. Bien que cette affirmation GRATUITE puisse être vraie, elle est totalement infondée. C'est une baudruche dénuée de sens, destinée à nous réconforter, et, en quelque sorte, à diminuer le spectre du fanatisme qui envahit la Terre au nom de l'Islam.

    > Le fait est que les fanatiques gouvernent l'Islam, actuellement. Ce sont les fanatiques qui paradent. Ce sont les fanatiques qui financent chacun des cinquante conflits armés de par le monde. Ce sont des fanatiques qui assassinent systématiquement les chrétiens ou des groupes tribaux à travers toute l'Afrique et mettent peu à peu la main sur le continent entier, à travers une vague islamique.

    > Ce sont les fanatiques qui posent des bombes, décapitent, massacrent ou commettent les crimes d'honneur. Ce sont les fanatiques qui prennent le contrôle des mosquées, l'une après l'autre. Ce sont les fanatiques qui prêchent avec zèle la lapidation et la pendaison des victimes de viol et des homosexuels. La réalité, brutale et quantifiable, est que la majorité pacifique, la �majorité silencieuse y est étrangère et se terre.

  1. jeudi 7 août 2014
    Les 7 piliers de la matrice (2/2)
    Les 7 piliers de la matrice


    Deuxième partie. Première partie ICI.

    Traduction par Hélios pour le BBB.

    Source

    (...)

    Patriotisme


    Le patriotisme est une pure abstraction, un mécanisme totalement artificiel de contrôle social. On apprend aux gens à accorder bien plus d'importance à leurs compatriotes qu'à leur propre milieu ethnique, leur race ou leur religion. Il faut abandonner les liens biologiques au profit de la grande entreprise de l'état. Les enfants sont endoctrinés depuis l'enfance comme des chiens de Pavlov à vénérer les falbalas de l'état et à le considérer comme un demi-dieu mystique.

    C'est quoi un pays ? Si on prend l'exemple des États-Unis, qu'est en réalité cette entité ? Est-ce le service des postes, la FDA [agence des produits alimentaires et médicamenteux] ou la CIA ? Le fait d'aimer un pays veut-il dire aimer l'IRS [le service des impôts] et la NSA ? Ressentirions-nous comme différents les habitants de Vancouver par rapport à ceux de Seattle ? Aimer l'état est comme aimer une entreprise, sauf qu'avec les entreprises n'existent pas encore les stigmates attachés au fait de ne pas montrer un dévouement sentimental déclaré à leurs marques et heureusement, du moins pour le moment, nous ne sommes pas obligés en naissant de les payer pour une vie de services, dont nous n'avons pour la plupart ni besoin ni envie.

    Les drapeaux, la version hollywoodienne de l'histoire et la vénération du président nous sont inculqués pour garder l'illusion de 'l'autre' et obliger les "étrangers/terroristes/extrémistes à porter les stigmates de nos projections. L'énergie tribale archaïque qui unissait les petits clans et les aidait à repousser les animaux sauvages et les hordes affamées a été convertie d'un coup de baguette magique en matrice dominatrice. Les drapeaux sont salués et nous y répondons comme des labradors affamés sautant sur une entrecôte juteuse qu'on agite DEVANT leur truffe. La propagande sentimentale étatiste est simplement un protège-dent qui sert à atténuer les électrochocs de notre thérapie collective.



    Religion



    Aussi puissantes que soient les sectes patriotes, il existe toujours un besoin pour quelque chose de supérieur. Religion vient du latin "re-ligare" et signifie relier. Mais relier à quoi ? La question devant toutes les religions est de quoi avons-nous été déconnectés ? L'endoctrinement et l'aliénation nécessaires pour devenir membre des esclaves a un prix ; le niveau d'abstraction et la déconnexion de tout semblant d'humanité transforme les gens en robots nihilistes. Aucune ferveur patriotique ne peut remplacer le fait d'avoir une âme. Les drapeaux et les leçons d'histoire ne peuvent procurer qu'un sursis momentané à la vacuité de la Matrice et voilà pourquoi il est nécessaire d'avoir des prêtres.

    Le lien spirituel que l'homme avait à l'origine avec l'univers a commencé à se dissoudre en dualité avec l'arrivée du langage et quand sont apparues les cités et les armées permanentes il a ressenti le besoin d'une reconnexion et alors nous avons eu les religions basées sur la foi. Foi en les expériences religieuses de sages, ou comme le dit William James, foi en la capacité de quelqu'un à se connecter. Bien sûr, les liturgies de nos grandes religions offrent un réconfort et une CONNEXION, mais elles procurent généralement juste une colle pour la Matrice. Une rapide lecture des nouvelles montrera clairement que leur "Dieu" semble plus à l'aise au milieu des champs de la mort.

    En nous penchant sur les religions d'Abraham, nous avons un dieu ressemblant beaucoup à l'état, qui a besoin d'une adoration* (voir note en fin d'article). Il est aussi jaloux d'autres dieux supposés inexistants et il est aussi sociopathe que les gouvernements qui l'adorent. Il anéantit ses ennemis avec des déluges et des anges de la mort exactement comme les gouvernements qui y cèdent pour nous annihiler avec les révolutions culturelles, les bombes atomiques, la télévision et le napalm. Leur hymne est "Aime ton pays, son drapeau, son histoire et le Dieu qui a créé tout ceci" – une philosophie forcée dont on abreuve chaque nouvelle génération. 

    Cirque


    Ce qui est triste concernant le cirque est qu'en général il n'est même pas divertissant. On dit aux esclaves qu'il est temps de s'amuser et ils avancent en hordes pour remplir les stades, les clubs, les cinémas ou simplement pour s'hypnotiser devant des appareils électriques en pensant qu'une propagande vulgaire les distrait.

    Tant que l'homo domesticus se rend dans le corral approprié, saute quand on le lui demande et reconnaît de tout cœur qu'il s'amuse, c'est un bon esclave à qui on donne ses deux jours hebdomadaires et ses cinq semaines de vacances dans la ferme prévue où on lui pompe le lait superflu accumulé pendant le reste de l'année. Quand il est trop vieux pour travailler et mis au pré, on dissémine stratégiquement des trous dans son environnement pour que lui ou sa femme puissent dépenser leurs derniers dollars à essayer de mettre une petite boule blanche dedans.

    Au quotidien, après un maximum d'efforts caféinés, on le place devant un écran, on distribue le breuvage approuvé (alcool), et il subit plusieurs heures de ré-endoctrinement avant de recommencer le cycle au début. Dieu a interdit à quiconque de prendre un hallucinogène et d'avoir une pensée originale. Nous sommes protégés heureusement de toutes les substances qui pourraient en fait nous éveiller et nous sommes encouragés à rester fidèle à l'alcool. La matrice aime le café le matin, l'alcool dans la soirée et de n'émettre aucune pensée authentique entre les deux.

    À un niveau plus primaire nous sommes fascinés par la silhouette d'un corps parfait et le rêve de 'l'amour parfait', où nos jours seront pleins de douces caresses, de mots gentils et de drames hollywoodiens. C'est peut-être le piège le plus sublime de la Matrice, car les charmes de Vénus peuvent être si convaincants qu'on abandonne volontiers tout pour ce tortueux espoir. On agite devant nous la carotte de l'amour romantique, en nous vendant des mensonges bien enveloppés de sentimentalisme et de consumérisme abrutissant.
    Argent


    L'argent est leur réalisation la plus brillante. Des milliards de gens passent presque toute leur vie soit à en GAGNER soit à le dépenser sans jamais comprendre ce que c'est en réalité. Dans cet hologramme mondial, la seule chose qu'on puisse faire sans argent est de respirer. Pour presque toutes les autres activités humaines, il faut de l'argent, pour manger et boire, s'habiller et trouver un partenaire. La religion venait de la spiritualité et du patriotisme innés de la tribu, mais l'argent, ils l'ont inventé, l'objet le plus fantastique et le plus efficace de tous leurs outils de domestication.

    Ils ont convaincu les esclaves que l'argent a en réalité une valeur intrinsèque, comme il l'a eu en fait à un moment dans le passé. Une fois qu'ils ont été enfin aptes à déconnecter complètement l'argent de tout ce qui n'existe pas leurs ordinateurs, ils ont finalement pris un complet contrôle, verrouillé la dernière porte et électrifié toutes les clôtures. Ils l'ont ingénieusement imprimé à partir de rien et prêté avec intérêt pour que les 18-ans passent quatre ans à boire pour mémoriser la propagande sur la dette financière qui se prolongera probablement indéfiniment.

    Quand l'américain typique atteint trente ans, sa dette est si élevée qu'il abandonne tout espoir de s'en libérer un jour et il adopte leurs emprunts-logement, leurs CARTESde crédit, leurs prêts-étudiant et leurs prêts-voiture comme les cadeaux d'un "papa gâteau". La question qu'ils ne se posent que rarement est pourquoi ils doivent travailler à gagner des sous alors que les banques peuvent le créer en pianotant simplement sur un clavier. S'ils imprimaient des billets eux-mêmes et les prêtaient avec intérêt à leurs voisins, ils finiraient leur jour dans un pénitencier, mais pas nos amis de Wall Street – c'est exactement ce qu'ils font et on les retrouve en train de tirer les ficelles à la Maison Blanche. Le génie de l'arnaque de l'argent est qu'il est visible comme le nez au milieu de la figure. Quand on dit aux gens que les banques créent de l'argent à partir de rien et qu'ils touchent des intérêts dessus, les bonnes gens restent incrédules. "Ça ne peut être aussi simple !" Et c'est là que réside le problème – personne ne veut croire qu'il a été asservi aussi facilement.

    Culture


    "La culture est un effort pour cacher le mystère en le remplaçant par la mythologie"
    – Terence McKenna

    Comme Terence aimait à le dire, "la culture n'est pas notre amie". Elle existe en tant que tampon de l'expérience authentique. En créant des communautés de plus en plus larges, l'expérience spirituelle directe du chaman a été remplacée par les prêtres des religions. Les battements des tambours et la sueur ont été échangés avec le tintamarre numérique. Les contes locaux ont été remplacés par les superproductions d'Hollywood, la pensée critique par un dogme académique.

    Si l'argent représente les chaînes de la matrice, la culture est son système opératoire. Filtrée, centralisée, incroyablement manipulée, elle englue tous leurs mythes en les regroupant en un énorme récit de contrôle social duquel seules les âmes les plus courageuses tentent un jour ou l'autre d'échapper. Il est relativement simple de remarquer la manipulation quand on regarde le patriotisme, la religion ou l'argent. Mais quand elle est prise comme un tout, notre culture semble aussi naturelle et aussi intemporelle que l'air que nous respirons, si intriquée avec notre propre conception qu'il est souvent difficile de voir où nous finissons individuellement et où commence notre culture.



    Échapper aux griffes des contrôleurs

    Certains pourraient se demander pourquoi nos 'grands esprits' ne parlent ni ne débattent autour de ce réseau invasif de contrôle. Un érudit pré-socratique, Peter Kingsley l'explique très bien :


    "Tout devient clair une fois accepté le fait que le monde intellectuel dans son ensemble n'est pas concerné par la découverte de la vérité,encore moins par sa recherche. C'est juste une apparence décorative. Ce qui l'intéresse uniquement est de nous protéger des vérités qui peuvent mettre en danger notre sécurité ; et il le fait en perpétuant nos illusions collectives à un niveau bien plus profond que celui dont sont conscients les érudits".

    Celui qui a découvert l'eau n'était certainement pas un poisson. Quitter 'l'eau', ou la caverne de Platon demande du courage et de savoir qu'il existe quelque chose au-delà du réseau de contrôle. Il y a plus de 2300 ans, Platon a décrit le processus d'une séparation d'avec la Matrice dans l'allégorie de la caverne comme un processus lent, éprouvant, qui ressemble au fait de marcher sur une plage ensoleillée après avoir passé des années dans une cave à regarder du Kabuki [pièce de théâtre japonais avec personnages caricaturaux, NdT]

    Comment expliquer cet éveil ? Comment décrire la sensation de nager dans l'océan à la tombée de la nuit à ceux qui n'ont jamais vu d'eau ? Ce n'est pas possible, mais ce qu'on peut faire est de leur entrouvrir une fenêtre et si suffisamment de fenêtres s'entrouvrent, l'illusion commence à perdre de son attrait.

    **********************


    * Note : L'auteur de l'article ne croit pas si bien dire. Vous aurez plus d'infos en lisant "Le dieu de la Bible vient des étoiles" (LIEN). Le "dieu" de l'ancien testament ("Elohim" ou "Yahvé") n'a rien de divin... Bien des croyances sont REMISES en question à la lecture de ce livre.
    par Hélios Libellés : Matrice, société

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