mercredi 6 août 2014
Les 7 piliers de la matrice (1/2)
bistrobarblog.blogspot.fr/2014/08/les-7-piliers-de-la-matrice-12.html
Comme nous avons déjà abordé une facette de la matrice (LIEN), restons-y en paraphrasant un passage de l'ancien testament (le livre des proverbes) et le titre du livre écrit en 1919 par Thomas Edward Lawrence (Lawrence d'Arabie), Les 7 piliers de la sagesse. Voici la version actuelle des 7 piliers, non pas ceux de la sagesse, mais ceux de notre esclavage dont nous devons avoir connaissance pour reprendre notre vie en main et retrouver notre souveraineté d'humain. C'est possible, si, si.
La deuxième partie sera publiée demain.
Les sept piliers de la matrice
30 juillet 2014, Robert Bonomo, Waking Times
Traduit par Hélios pour le BBB.
"Nul n'est plus esclave que celui qui pense être libre sans l'être".
Goethe
L'homme contemporain, baptisé, socialisé et aseptisé a rarement l'occasion de remettre en question son identité et s'il le fait, sa réponse typique serait, "Je suis chef de rayon dans une grande chaîne de détaillants, je suis marié à Catherine, père de Jacques, je vote à gauche, je suis fan de musique classique et catholique." [J'ai fait une adaptation à la française]
Sa réponse implique non seulement ses croyances, mais les nombreuses responsabilités, règles et restrictions auxquelles il est soumis. Très peu de ces choses, voire aucune n'ont été négociées – elles lui ont été imposées, mais il se considère malgré tout comme libre.
Mais libre est-il le bon adjectif le concernant, ou celui de "singe moderne domestiqué" serait-il plus pertinent ? On lui a dit quoi faire, penser, croire et comment ressentir, aussi loin qu'il se souvienne. Un très brillant éleveur a fait se reproduire plusieurs milliards de ces créatures autour du monde en créant le cheptel le plus rentable qu'on puisse imaginer. Elles travaillent pour lui, combattent pour lui, meurent pour lui, croient à ses contes les plus farfelus, rient à ses plaisanteries et sortent rarement du rang. Quand l'homme domestiqué rompt une de ces règles, il y a des armées, des geôliers, des psychiatres et des bureaucrates prêts à tuer, incarcérer, droguer ou harceler le transgresseur pour qu'il se soumette.
L'un des aspects les plus fascinants de la situation de l'homme domestiqué est qu'il ne voit jamais le bétail, moutons et porcs qui se retrouvent sur son assiette et il en arrive à la très simple déduction qu'il est simplement une version parlante d'eux, rassemblé et guidé tout au long de sa vie. Comment cela s'accomplit-il ? Seuls les animaux vivant en groupes hiérarchiques peuvent être dominés par l'homme. L'astuce est de duper l'animal en lui faisant croire que le chef du groupe ou du troupeau est la personne qui les domestique. Une fois ceci accompli, l'animal est sous le contrôle total de son maître homo sapiens. L'homme domestiqué n'est pas différent, organisé qu'il est au départ en groupes clairement hiérarchisés et il a été facile de remplacer le chef de ces petits groupes par une figure prédominante comme Dieu, le Roi, le Président, le PDG, etc.
On peut décrire la méthodologie de création de cette race actuelle exceptionnellement loyale et obéissante, l'homo domesticus, par l'existence de sept piliers à partir desquels une immense matrice capture les singes parlants et leur esprit conscient pour les prendre au piège d'un complexe filet duquel très peu échappent. Le système est si avancé que ceux qui arrivent à s'en démêler et taillent leur chemin hors du filet sont immédiatement taxés de malades mentaux, d'anti-sociaux ou simplement de marginaux qui ne peuvent accepter la "complexité de la vie moderne", on parle ici de ces cinglés de conspirateurs.
Platon a décrit ceci brillamment dans son "Allégorie de la caverne", un endroit où les gens ne voient que les ombres artificielles d'objets, institutions, dieux et idées :
Voici des hommes dans une habitation souterraine en forme de grotte, qui a son entrée en longueur, ouvrant à la lumière du jour l’ensemble de la grotte ; ils y sont depuis leur enfance, les jambes et la nuque pris dans des liens qui les obligent à rester sur place et à ne regarder que vers l’avant, incapables qu’ils sont, à cause du lien, de tourner la tête ; leur parvient la lumière d’un feu qui brûle en haut et au loin, derrière eux ; et entre le feu et les hommes enchaînés, une route dans la hauteur, le long de laquelle voici qu’un muret a été élevé, de la même façon que les montreurs de marionnettes disposent de cloisons qui les séparent des gens ; c’est par-dessus qu’ils montrent leurs merveilles.
Tout a commencé avec les mots qui ont donné à tout jamais aux hommes l'aptitude à se manipuler entre eux. Avant le langage, tout ressenti se faisait directement à travers les sens sans le filtre des mots. Mais il y a environ 50.000 ans le langage a commencé à remplacer la réalité et les premières pièces du code ont été mises en place pour la création d'une Matrice. Dès que les mots ont commencé à se répandre, le monde s'est divisé et c'est à partir de cette fracture que l'angoisse existentielle et l'esclavage de l'homme sont nés. Les mots nous ont séparé de qui nous sommes vraiment, créant le premier écran sur lequel les images de la caverne de Platon ont été lancées. Gurdjieff l'a très bien dit, "s'identifier est le principal obstacle pour se souvenir de soi. Un homme qui s'identifie à tout est incapable de se souvenir de lui."
Ce n'est pas un hasard si dans les âges de l'homme d'Hésiode, l'âge d'or ne connaissait pas l'agriculture, qui apparut à l'âge d'argent et si en arrivant à l'âge de bronze le thème dominant est labeur et conflit. Les deux éléments-clé de la mise en esclavage de l'homme sont clairement le langage et l'agriculture. Dans la société des chasseurs-cueilleurs, destituer un chef n'était pas plus compliqué que d'envoyer une balle bien placée sur la tête [expression de base-ball]. Ce n'est qu'après l'arrivée de l'agriculture qu'il a été possible de créer à plein temps des exécutants et des propagandistes et ainsi rendre l'esclavage inévitable.
La recherche de la lumière porte rarement des fruits dans ces temples des mots, nos écoles et nos universités. Presque toutes les traditions insistent sur l'isolement et le silence comme les seules voies d'éveil ; ce sont les vrais antidotes à l'esclavage moderne. Comme l'écrivait Aristote, "Celui qui fait ses délices de la solitude est soit une bête sauvage, soit un dieu".
Donc à partir de l'institution qui nous bombarde sans MERCI
Éducation
Nous sommes nés avec la capacité de faire des choses comme manger, rire et pleurer et d'autres auxquelles nous faisons face sans trop d'effort comme marcher, parler et nous battre, mais sans une stricte éducation institutionnelle, pas moyen de pouvoir devenir un jour un membre fonctionnel de la Matrice. Nous devons être endoctrinés, envoyés dans des camps d'entraînement de la Matrice, je parle bien sûr de l'école. Comment autrement transformer un chasseur en esclave d'entreprises, soumis aux horloges, à d'innombrables patrons, à la monotonie et l'uniformité ?
Les enfants savent naturellement qui ils sont, ils n'ont aucune angoisse existentielle, mais l'école commence immédiatement à leur rendre évidente l'importance des PROGRAMMES
On n'insistera jamais assez sur la manière dont l'éducation est de simplement inculquer aux gens l'heure de la pendule et l'idée d'une identité forcée.
C'est comme si le langage en lui-même n'était pas suffisamment abstrait – rien ne doit être laissé qui n'entre dans une catégorie. Suzy ne peut juste être Suzy – elle est citoyenne d'un pays, membre d'une religion et produit d'une civilisation, dont beaucoup possèdent des drapeaux, des mascottes, des armées, des uniformes, des monnaies et des langues. Une fois que toutes les mascottes, devises et principes collectifs sont appris, alors on peut commencer à enseigner l'histoire. Les grands mythes épiques inventés et intriqués fort à propos dans des archétypes au fil des âges ont réussi à cimenter cette matrice dans l'esprit de l'enfant.
Même la langue qu'il parle sans effort doit être décomposée. Une pomme ne sera plus jamais une pomme – elle deviendra un nom, un sujet ou un objet. Rien ne sera épargné, tout doit être mis en pièce et réexpliqué à l'enfant en langage "matriciel".
On ne nous enseigne presque rien d'utile durant les douze années et quelques pendant lesquelles nous sommes institutionnalisés et conditionnés en vue de l'esclavage – on n'apprend pas à cuisiner, jardiner, chasser, construire, faire la cueillette, rire ou jouer. On nous enseigne juste la manière de vivre avec une pendule et de nous conformer à des comportements institutionnalisés en vue de sérieuses carrières en tant que "esclavocrates".
Gouvernement
Dans les pays qui se prétendent démocratiques, on évoque souvent le concept d'un gouvernement créé pour servir le peuple. Le gouvernement et les lois qu'il crée et met en application constituent un contrôle social institutionnalisé au bénéfice de ceux qui ont pris le pouvoir. Cela a toujours été le cas et le sera toujours. Dans l'ère pré-démocratique il était beaucoup plus facile de reconnaître qui avait le pouvoir, mais le génie des grands états démocratiques ce sont les couches superposées de "corporatiocratie" et les intérêts particuliers qui cachent si brillamment l'identité de ceux qui gèrent réellement l'énorme appareil de contrôle.
Les fonctions de l'état sont si bien secondées par les versions dogmatiques de l'histoire enseignées dans les écoles que presque personne ne remet en question l'absolue nécessité d'un gouvernement pour le maintien de l'ordre dans l'ère post-industrielle. Les COURS
L'appareil étatique se base sur la loi, qui est un contrat entre le peuple et l'organisme créé pour administrer les nécessités courantes – un échange de souveraineté entre le peuple et l'état. Ce qui semble raisonnable, mais quand on regarde les massacres massifs du 20ème siècle, presque sans exception, les responsables sont les états eux-mêmes.
La perte de liberté humaine est le seul droit imprescriptible offert aux citoyens d'une nation moderne. Il n'y a jamais de choix. C'est tourné en liberté et privilège alors qu'en fait c'est une servitude inféodée à l'appareil de l'état et à la corporatiocratie qui la contrôle.
À suivre...
Le silence des pantoufles est plus dangereux que le bruit des bottes.
Texte de Martin NIEMÖLLER (1892-1984)
> Un homme dont la famille faisait partie de l'aristocratie allemande, avant la seconde guerre mondiale, possédait un certain nombre de grandes usines et de propriétés. Quand on lui demandait combien d'allemands étaient de véritables nazis, il faisait une réponse qui peut guider notre attitude au regard du fanatisme.
> Peu de gens sont de vrais nazis, disait-il, mais nombreux sont ceux qui se réjouissent du retour de la fierté allemande, et encore plus nombreux ceux qui sont trop occupés pour y faire attention. J'étais l'un de ceux qui pensaient simplement que les nazis étaient une bande de cinglés. Aussi la majorité se contenta-t-elle de regarder et de laisser faire. Soudain, avant que nous ayons pu réaliser, ils nous possédaient, nous avions perdu toute liberté de manœuvre et la fin du monde était arrivée. Ma famille perdit tout, je terminai dans un camp de concentration et les alliés détruisirent mes usines.
> > > > > > > > >
> > > > > > > > > > La Russie communiste était composée de russes qui voulaient tout simplement vivre en paix, bien que les communistes russes aient été responsables du meurtre d'environ vingt millions de personnes. La majorité pacifique n'était pas concernée.
> > > > > > > > > > L'immense population chinoise était, elle aussi, pacifique, mais les communistes chinois réussirent à tuer le nombre stupéfiant de soixante-dix millions de personnes.
> Le japonais moyen, avant la deuxième guerre mondiale, n'était pas un belliciste sadique. Le Japon, cependant, jalonna sa route, à travers l'Asie du sud-est, de meurtres et de carnages dans une orgie de tueries incluant l'abattage systématique de douze millions de civils chinois, tués, pour la plupart, à coups d'épée, de pelle ou de baïonnette.
> Et qui peut oublier le Rwanda qui s'effondra dans une boucherie. N'aurait-on pu dire que la majorité des Rwandais était pour la Paix et l'Amour ?
> Les leçons de l'Histoire sont souvent incroyablement simples et brutales, cependant, malgré toutes nos facultés de raisonnement, nous passons souvent à côté des choses les plus élémentaires et les moins compliquées : les musulmans pacifiques sont devenus inconséquents par leur silence.
> Aujourd'hui, des experts et des têtes bien pensantes, ne cessent de nous répéter que l'Islam est la religion de la paix, et que la vaste majorité des musulmans ne désire que vivre en paix. Bien que cette affirmation GRATUITE
> Le fait est que les fanatiques gouvernent l'Islam, actuellement. Ce sont les fanatiques qui paradent. Ce sont les fanatiques qui financent chacun des cinquante conflits armés de par le monde. Ce sont des fanatiques qui assassinent systématiquement les chrétiens ou des groupes tribaux à travers toute l'Afrique et mettent peu à peu la main sur le continent entier, à travers une vague islamique.
> Ce sont les fanatiques qui posent des bombes, décapitent, massacrent ou commettent les crimes d'honneur. Ce sont les fanatiques qui prennent le contrôle des mosquées, l'une après l'autre. Ce sont les fanatiques qui prêchent avec zèle la lapidation et la pendaison des victimes de viol et des homosexuels. La réalité, brutale et quantifiable, est que la majorité pacifique, la �majorité silencieuse y est étrangère et se terre.